Logement : la crise.

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La crise du logement est loin d’être réglée. D’après la SNI, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, qui gère 272.000 logements, près de 2% de locataires ne sont plus en mesure de payer leurs loyers. C’est un chiffre en constante augmentation ces dernières années. La progression de la courbe du chômage laisse entrevoir aux bailleurs sociaux des jours plus difficiles encore. Le projet des pouvoirs publics de ne plus indexer l’APL (aide personnalisée au logement) sur l’inflation ne va pas arranger les choses. Cette mesure envisagée pour faire des économies risquerait fort de venir gonfler le nombre de foyers dans l’incapacité de s’acquitter de leurs loyers, lorsque l’on sait que 27% des locataires bénéficient de l’APL.

Les propriétaires sont de plus en plus réticents à mettre leurs biens en locations devant la difficulté à se faire payer. Les procédures d’expulsions sont longues et beaucoup se plaignent de l’état de délabrement de l’appartement après avoir fait libéré les lieux. Certains après deux ou trois mauvaises expériences refusent de remettre le logement en location. Celui-ci reste inhabité ou est purement et simplement revendu.

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Devant le manque d’appartements disponibles, l’État projete de construire 200.000 logements en Île-de-France, le tout réparti sur 33 sites dont un tiers en Seine Saint Denis. Les hauts de seine construiraient 32.000 logements contre 18.000 pour les Yvelines. Rien n’est encore officiel, tout ceci devrait voir le jour avec le dispositif OIN (Opération d’intérêt national). Ce même dispositif qui entendait construire à la place de l’hippodrome de Saint Cloud 6000 logements. Ce qui n’était pas pour plaire à Éric Berdoati, maire UMP de la ville, expliquant que celle-ci compte 14.000 logements et qu’en ajouter 6000 serait une densification inacceptable. De plus ajoute-t-il, l’hippodrome est classé depuis 1998 et protégé par un plan local. Il n’est donc pas question de sacrifier ce lieu «mythique» pour y construire des HLM.

Les jeunes sont parmi les plus touchés. Près de 30% des 18-30 ans habitent chez leurs parents faute de pouvoir se loger. Les cautions demandées sont élevées et la plupart n’ont pas les fonds pour avancer les trois mois de loyer comme le demandent un nombre croissant de propriétaires. Les parents n’ont souvent pas la possibilité financière de se porter caution et doivent se résigner à héberger leur progéniture.


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