Le harcèlement scolaire

Harcelement 1

Un enfant sur dix est ou a été harcelé à l’école, soit trois élèves par classe. Ces dernières années, le problème s’est encore amplifié avec le développement des réseaux sociaux. Les victimes n’ont plus nul part où aller. Leurs mails et téléphones sont les relais de leurs bourreaux. Les sms viennent les chercher jusque sous la couette. L’élève persécuté n’a plus de repli. Le silence des témoins, les rendent complices des agresseurs. Personne ne dit rien par peur des représailles. Certains même s’en amusent, donnant l’occasion au bourreau de prendre de l’importance et l’encourageant à en faire toujours plus. « C’est pour rire » disent les observateurs, gommant de fait toute culpabilité.

Harcelement 2Le harcelé se sent seul, coupable. Il se renferme et se tient à l’écart pour limiter les risques. Il perd confiance en lui en entre en dépression. Le plus souvent il n’en parle pas et se drape dans la honte. Les insultes, les brimades et les coups répétés ont raison de lui. L’enfant refuse d’aller à en cour, les résultats scolaires baissent. Parfois même, entre en conflit avec les parents. Ceux-ci ne comprennent pas ce qui arrive et pense à une crise d’adolescence. Les effets sont dévastateurs, certains en gardent les stigmates toute leur vie. Les cas les plus désespérés pensent au suicide et certains passent à l’acte comme nous l’a malheureusement encore démontré une actualité récente.

Un combat difficile.

Les parents qui ont compris l’enfer que vivent leurs enfants ont du mal à se faire entendre auprès des chefs d’établissements, ces derniers minimisant les actes. Ils ont en effet tout intérêt à ne pas ternir la réputation de l’école pour sauvegarder la leurs et privilégient souvent leur carrière. Pourquoi n’y a-t-il pas de sanction contre ces responsables ? Pourquoi les agresseurs ne sont-ils jamais inquiétés ? Pourquoi sont-ce les victimes qui doivent systématiquement s’en aller, augmentant ainsi le poids du sentiment de culpabilité ? Il serait bon que chacun prenne enfin conscience de l’ampleur du problème.

De nouvelles mesures.Harcelement 3

Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation, instaure une journée nationale « non au harcèlement » dans les établissements scolaires. Cela ne sera pas suffisant pour régler le problème, mais peut contribuer à faire évoluer les choses.

Parallèlement, elle a mis en place un numéro de téléphone d’alerte. Que vous soyez victimes ou témoin, il suffira de composer le 3020 pour être mis en relation direct avec le service.

Certains collèges ont déjà mis des choses en place en incluant les élèves au projet. C’est le cas du collège « La renardière » à Courbevoie. Des affiches ont été posées dans le hall pour sensibiliser les élèves et les inciter à en parler. Déceler les victimes et être solidaire avec elles est aussi une façon d’avancer.

Alors vous aussi dès aujourd’hui, regardez autour de vous et ne restez plus silencieux. En parler, c’est déjà agir.

Numéro vert : « Non au harcèlement » : 3020

Numéro vert « Net écoute »: 0800 200 000. Anonyme et gratuit.


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